Keskispasse ? Le Bloblog...

Un nouveau site internet (mer., 20 nov. 2013)
>> Lire la suite

Acteur de l'ESS (lun., 04 nov. 2013)
>> Lire la suite

De la mine aux déchets (dim., 27 oct. 2013)
>> Lire la suite

SDUG remporte un concours ! (lun., 13 mai 2013)
>> Lire la suite

Miam ! Des cookies ! (mar., 09 avril 2013)
>> Lire la suite

Nouvelle rubrique ! ! (mer., 27 févr. 2013)
>> Lire la suite

SDUG finaliste au concours NTPSLM ! (sam., 12 janv. 2013)
>> Lire la suite

Auberj & Grobalour - la nouvelle année... (ven., 11 janv. 2013)
>> Lire la suite

Retour de Ludix (mar., 04 déc. 2012)
>> Lire la suite

Arnaques, Crimes et Monarchie (jeu., 08 nov. 2012)
>> Lire la suite

De la Pangée à aujourd'hui. Source: United States Geological Survey (USGS)
De la Pangée à aujourd'hui. Source: United States Geological Survey (USGS)

Le Test

Il sort de l’hôtel de ville, il faut aller vite. Il doit couper du bois pour alimenter la scierie qui fournira le bois nécessaire à l'équipement des casernes militaires. L'ennemi se rapproche. Il faut couper plus vite, plus vite, plus vite... Il ne se rappelle pas avoir été plus stressé que cet instant. Toutefois, il se sent fier. Sans lui, la ville serait sûrement condamnée. Et cela lui donne du courage. Il se dépasse comme jamais ! Le bois tombe sous ses coups de hache puissants qui résonnent dans la vallée.

Alors qu'il achève le dernier arbre avant de retourner à la scierie, il est surpris par un homme qui se cachait derrière celui-ci.
– Psst ! L'interpelle-t-il.
– Qui êtes-vous ? Que faites-vous caché là ?
– Je suis un bûcheron comme toi, lui répond-il en chuchotant assez fort pour qu'il l'entende mais sans toutefois alerter d'autres bûcherons.
– Mais pourquoi tu ne débite pas ton bois ? L'ennemi approche ! Hâte toi !
– Je ne coupe plus depuis longtemps. Ils m'ont oublié, je crois. Quel est ton premier souvenir ?
Il ne réfléchit pas vraiment et préfère l'ignorer pour ramener au plus vite son bois. La ville a trop besoin de lui.

Trop tard ! Il découvre sa ville ravagée. Plus aucun bâtiment. Que des tas de cendres. La fierté laisse soudain place à l'angoisse, puis la peur. Les sentiments le traverse sans qu'il ne puisse les maîtriser. Il devrait être heureux d'avoir été épargné, mais il se sent terriblement seul tout à coup. Il a l'impression d'avoir été abandonné. Que peut-il donc faire, à présent ?

– Psst ! Hey !
Il sort de sa torpeur, pour se retourner vers l'orée du bois, où se terre toujours l'étrange individu. Il se demande ce qu'il lui veut mais ne le craint pas vraiment, sans trop savoir pourquoi. Il le rejoint donc aussitôt dans la forêt.
– Comment cela a-t-il pu se produire aussi vite ? Questionne-t-il l'homme étrange.
– C'est déjà arrivé et ça se produira encore, et encore. Je suis le survivant de la dernière attaque. Comme toi, j'ai échappé à la mort. Sauf que moi...
Il lui révèle alors son dos, lacéré de part en part, puis reprend :
– Ils m'ont laissé un souvenir, termina-t-il avec un sourire.
– Les monstres !
Après une pause, il continue :
– Et... à quoi ressemblent-ils ?
– Tu ne les as jamais vu ?
– Non.
– Tu as bien de la chance. Ils nous ressemblent, en fait. Sauf qu'ils ne sont pas vêtu comme
nous et sont équipés d'armes bien plus puissantes que les nôtres.
– Des épées mieux aiguisées ?
– Oh non ! Des armes qui explosent, qui déclenchent le tonnerre !
– Ah... Et comment ça, « pas vêtu comme nous » ?
– Tu as remarqué que nous deux...
– Nous deux ?
– Tu ne remarques rien ?
Il se dandine alors devant lui. Puis, consterné, se place à côté de lui et tire sur ses vêtements.
– Aaaaah ! Lâche-t-il enfin dans un long soupir. On a tous deux des vêtements épais et solides pour se protéger des copeaux et du froid.
– Mais non ! Tu ne remarques pas que nous sommes tous les deux vêtu de rouge ?! Hurle-t-il,
agacé.
– Oh ben si, maintenant que tu le dis. C'est vrai qu'on est vêtu de la même façon.
Complètement.
– Et oui. Nous sommes de la même ville. Sauf que moi, je suis de la précédente.
Il ne comprend pas vraiment, mais sais que cet homme étrange l'est de plus en plus. Cependant, il sent qu'il va avoir besoin de son expérience pour la suite. C'est pourquoi il coupe court à ses divagations.
– Et que faisons-nous maintenant ?
– Comment ça ?
– Ben, où allons-nous ? Il faut bâtir une nouvelle ville, n'est-ce pas ? Qu'as-tu fait après la destruction de ta ville ?
– Euh... Je me suis caché ici, dans cette forêt.
– Comment... Mais qui a créé ma ville ?
– Quel est ton premier souvenir ?
– Qu'entends-tu par là ?
– De quoi te souviens-tu ? Comment tu as apparu dans cette ville ?
– Je suis évidemment né ici !
– Mais quand...
C'est alors qu'une explosion se fait entendre non loin d'eux.
– Fuyons ! S'exclament-ils ensemble, tous deux trop effrayés par ce qui pourrait arriver.

Il court le plus vite possible. Soudain, des bruits violents suivis de sifflements. L'écorce des arbres explose autour d'eux.
– AAAAArgh !
L'homme étrange est touché ! Il est tombé. Pas le temps de s'inquiéter. Il ne faut pas s'arrêter. Il est maintenant de l'autre côté de la forêt. Mais la forêt le protège, il ne faut pas en sortir. Que faire ? De nombreux hommes sont derrière lui, leurs armes sont, comme il le lui avait dit, dévastatrices. Il ne peut revenir en arrière. Il sort alors du bois...

Le rouge est présent sur tous les bâtiments et les habitants de cette ville qui s'étend devant lui. Il y en a donc d'autres. Il a soudain le sentiment qu'il faut à nouveau couper du bois. Il a bien sûr toujours sa hache, et peut donc reprendre sa tâche. Il commence à frapper un tronc. Mais le souvenir de cette poursuite lui revient, la mort de l'homme étrange. Ses vêtements identiques. Il était bûcheron aussi. De la même ville, non ! De la précédente. Détruite également. Il coupait du bois pour sa ville lorsqu'il a rencontré l'homme étrange. Il se pressait pour sauver sa ville. Il est sorti de l'hôtel de ville... Mais avant... Rien. Aucun souvenir.

Il est maintenant entre les ennemis et cette ville pour laquelle il coupe du bois... et meurt.

– Oh mon dieu ! Tu viens de tuer mon bûcheron.
– Oui, tu n'as aucune chance de revenir dans la partie, je crois.
On découvre trois hommes autour d'une boule.
– En effet, ton jeu n'est pas bien fait. Une fois qu'un joueur a pris l'avantage, et a franchi les
âges, les autres traînent derrière et ne font que survivre.
– Oui, c'est ce que je craignais.
Un quatrième arrive.
– Que faites-vous ?
– On teste un jeu de Ludo.
– Encore un. Je peux participer ?
– Je te le déconseille ! Ça fait déjà plusieurs millions d'années qu'on a commencé cette partie. Je trouve que ça fait un peu long, pour un jeu de gestion.

Commentaires : 0